Au revoir douloureux, encore une fois
C'est sous le grand soleil de 12h et des embrassades de nos amis que nous quittons Guilherand-Granges.
Je priais pour que nous loupions notre train.
Je me drogue de la vue de la ville une dernière fois.
Je regarde profondément les glissines et les lilas en fleurs, le Rhône agité, les gens détendus dans cette matinée de printemps.
On passe sur le pont une dernière fois, je me cache derrière mes lunettes noires.
Je prends une bouffée poignante de ce mistral. Une journée chaude s'annonce.
Quand je vois la pancarte "Guilherand-Granges" barrée, mes yeux sont déjà secs.
On arrive à la gare, nous ne sommes pas en retard
Tant pis.